Au-delà de la sédentarité et de la malbouffe : nouveaux facteurs déterminants de l’obésité
Jean-Philippe
Chaput,
Ph. D.
Université d’Ottawa
Le bilan énergétique positif qui est à la base de l’obésité est effectivement attribuable à un apport énergétique excessif et à une dépense d’énergie insuffisante. Ce sont d’ailleurs ces deux facteurs « de taille », soit le manque d’activité physique et une alimentation malsaine, sur lesquels s’appuient la plupart des programmes de prévention et de traitement de l’obésité. Toutefois, les efforts fondés uniquement sur ces facteurs de risque classiques pour gérer ou traiter l’obésité se soldent généralement par un échec, et la crise de l’obésité continue à sévir.
Des recherches récentes ont souligné le fait que d’autres facteurs moins apparents pourraient également jouer un rôle sur le bilan énergétique. Voici quatre des nouveaux facteurs déterminants de l’obésité :
- Un sommeil de courte durée
- Le stress mental
- Un faible apport en calcium et en produits laitiers
- Les polluants organiques persistants
Ces facteurs de corrélation non traditionnels avec l’obésité ont fait l’objet de peu de recherches, surtout parce qu’ils n’ont pas de valeur calorique en soi (contrairement aux aliments et à l’activité physique). Toutefois, ils sont fréquents dans le monde actuel et peuvent influencer significativement l’appétit et la gestion du poids, et entraîner de l’embonpoint. Ceci indique que les professionnels de la santé et les cliniciens devraient peut‑être élargir la gamme de facteurs influents dont ils tiennent habituellement compte et ce, afin d’aborder l’épidémie d’obésité de façon plus adéquate.





