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 Retour à « Cancer »

Vitamine D et cancer

Les données scientifiques

En 2010, une importante revue systématique a conclu ce qui suit relativement à la vitamine D et le cancer1 :

Toutes les causes de cancer

  • Deux études randomisées et une analyse de la base de données de la NHANES (deux publications) ont évalué cette association;
  • Les deux études randomisées ont été menées chez des adultes plus âgés (une étude chez des femmes postménopausées et l'autre, chez les gens de plus de 70 ans). Les auteurs de ces deux études ont observé qu'une supplémentation en vitamine D n'a aucun effet significatif sur le cancer (≈ 1500 mg/jour ou 100 000 UI tous les 4 mois);
  • Les analyses de la NHANES III n'ont démontré aucune association significative entre les concentrations sériques de 25(OH)D au début de l'étude et la mortalité totale due au cancer.

Le cancer de la prostate

  • Douze études cas-témoins appariées ont évalué l'association entre les concentrations sériques de 25(OH)D au début de l'étude et le risque de cancer de la prostate. Aucune étude randomisée admissible n'a été identifiée;
  • Les auteurs de huit des douze études n'ont pas observé de relation dose-effet statistiquement significative entre les concentrations sériques de 25(OH)D et le risque de cancer de la prostate;
  • Une étude a démontré une association significative entre des concentrations sériques de 25(OH)D plus faible au début de l'étude (< 30 nmol/l comparativement à > 55 nmol/l) et un risque accru de cancer de la prostate;
  • Une autre étude a suggéré la possibilité d'une association en forme de U entre le taux sérique de 25(OH)D au début de l'étude et le risque de cancer de la prostate (c.-à-d. que les taux sériques de 25(OH)D plus élevés et plus faibles étaient associés à un risque accru de cancer de la prostate, alors que les concentrations du milieu étaient associées à un risque réduit).

Le cancer du sein

  • Une étude de cohorte a comparé les concentrations sériques de 25(OH)D et le risque de mortalité due au cancer du sein, et deux études de cas-témoins appariées ont comparé les concentrations de 25(OH)D et l'incidence de cancer du sein;
  • L'analyse de la NHANES III a indiqué une diminution significative de la mortalité due au cancer du sein pendant une période de suivi de 9 ans chez les personnes ayant des concentrations sériques de 25(OH)D supérieurs à 62 nmol/l au début de l'étude. Toutefois, pendant une période de suivi de 7 à 12 ans, les études de cas-témoins appariés n'ont permis d'établir aucun relation significative entre la concentration sérique de 25(OH)D et le risque de recevoir un diagnostic de cancer du sein, tant chez les femmes en préménopause que chez celles en postménopause.

Le cancer colorectal

  • Une étude randomisée, une étude de cohorte et sept études de cas-témoins appariés ont évalué l'association entre l'exposition à la vitamine D et le cancer colorectal;
  • L'étude randomisée, menée chez des aînés, n'a rapporté aucune différence significative, pendant une période de suivi de 5 ans, concernant l'incidence de cancer colorectal ou de la mortalité, et ce, avec ou sans supplémentation en vitamine D3;
  • La plupart des études de cas-témoins appariés n'ont pas démontré d'association significative entre les concentrations sériques de 25(OH)D et l'incidence de cancer colorectal ou la mortalité due au cancer colorectal. Toutefois, deux des trois études de cas-témoins appariées effectuées chez des femmes ont montré une tendance statistiquement significative entre un taux sérique de 25(OH)D plus élevé et un risque plus faible de cancer colorectal. Cependant, aucun quantile individuel de concentration sérique de 25(OH)D ne montrait un risque de cancer colorectal significativement accru (comparativement au quantile de référence);
  • L'étude de cohorte chez les femmes a également suggéré qu'il y existerait une association entre des concentrations sériques plus élevées de 25(OH)D (> 50 nmol/l) et un risque plus faible de mortalité due au cancer colorectal;
  • Les études menées chez des hommes ou des personnes des deux sexes, et portant sur des cancers en particulier, n'ont pas montré d'association de façon constante.

Le cancer du pancréas

  • Deux études de cas-témoins appariées ont évalué l'association entre le taux sérique de 25(OH)D et le risque de cancer du pancréas. Aucune étude randomisée pertinente n'a été identifiée;
  • Une étude menée chez des hommes fumeurs a montré une relation statistiquement significative entre des concentrations sériques de 25(OH)D accrues (> 65,5 vs < 32 nmol/l) et un risque plus élevé de cancer du pancréas. Une sous-analyse de la deuxième étude a permis d'observer un risque accru de cancer du pancréas chez les participants présentant des concentrations de 25(OH)D plus élevées (> 78,4 nmol/l), comparativement à ceux ayant des concentrations plus faibles (< 49,3 nmol/l). Toutefois, cette association n'a été observée que chez les participants vivant dans des zones résidentielles caractérisées par une faible exposition aux rayons UVB.

Une autre revue systématique a examiné le fardeau relié aux maladies causées par une déficience en vitamine D au Canada ainsi que la façon dont la situation pourrait changer si le taux sérique moyen de 25(OH)D des Canadiens augmentait de 67 à 105 nmol/l, une valeur qui ferait en sorte que le taux de plus de la moitié de la population se situerait dans la plage optimale. Cette revue a révélé ce qui suit quant à la vitamine D et le cancer2 :

  • Une augmentation de la concentration sérique de 25(OH)D d'environ 75 à 105 nmol/l réduirait l'incidence de tous les cancers d'environ 25 % (15 à 35 %).

Pour en savoir plus sur le sujet :

Références

  1. Tufts Evidence-based Practice Center. Vitamin D and Calcium: A Systematic Review of Health Outcomes. Préparé pour : Agency for Healthcare Research and Quality, 2009.
  2. Grant WB et coll. An estimate of the economic burden and premature deaths due to vitamin D deficiency in Canada. Mol Nutr Food Res 2010;54(8):1172–81.

Mots-clés : cancer , vitamine D


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