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Les gras saturés n’augmenteraient pas le risque de maladies cardiovasculaires

À la lumière de nouvelles données scientifiques, il semble que les gras saturés n'augmentent pas le risque de maladies cardiovaculaires.

Andrew Mente Andrew Mente, Ph. D.

Professeur adjoint, Département d'épidémiologie clinique et de biostatistique, Université McMaster

Faits saillants

  1. Les données actuelles suggèrent que les gras saturés n’augmentent pas le risque de maladies cardiovasculaires.
  2. Aucun lien de cause à effet n’a été établi entre les produits laitiers et le risque de maladies cardiovasculaires.
  3. Les facteurs associés à une augmentation du risque de maladies coronariennes comprennent les acides gras trans et les aliments à indice glycémique élevé.

Une méta-analyse récente menée par Siri-Tarino et coll. a évalué les effets des gras saturés d’origine alimentaire sur le risque de maladies cardiovasculaires en regroupant les données de 21 études de cohorte prospective (n = 347 747; ~ 30 à 80 ans). Seize de ces études portaient sur les maladies coronariennes et 8 sur les accidents vasculaires cérébraux.

La plupart de ces études (88 %) n’ont pas démontré de lien concluant entre les gras saturés alimentaires et l’incidence de maladies cardiovasculaires, après ajustement pour les facteurs confondants potentiels, y compris d’autres nutriments. D’ailleurs, une association inverse significative entre les gras saturés et les accidents vasculaires cérébraux a été observée dans deux des études1.

Les estimations du risque relatif mis en commun, qui comparaient les quantiles extrêmes de consommation de gras saturés, étaient :

  • 1,07 (IC à 95 % : 0,96 - 1,19; p = 0,22) dans le cas des maladies coronariennes ;
  • 0,81 (IC à 95 % : 0,62 - 1,05; p = 0,11) quant aux accidents vasculaires cérébraux ;
  • 1,00 (IC à 95 % : 0,89 - 1,11; p = 0,95) pour les maladies cardiovasculaires1.

Nous avons mené récemment une autre méta-analyse dans laquelle nous avons inclus des études de cohorte prospective et des essais randomisés qui examinaient la relation entre l’exposition alimentaire et les maladies coronariennes. Nous avons été en mesure de démontrer qu’un apport plus élevé des composantes alimentaires suivantes, soit les œufs, la viande, les produits laitiers, les acides gras saturés et le gras total, n’était pas associé significativement à un risque accru de maladies coronariennes2.

Les données que nous avons observées indiquent fortement que les acides gras trans et les aliments à indice ou à charge glycémique élevé sont associés à un risque accru de maladies coronariennes. Un modèle alimentaire de type méditerranéen (dont l’accent est mis sur une plus grande consommation de légumes, légumineuses, fruits, noix, grains entiers, fromages ou yogourts, poissons et gras monoinsaturés) s’est avéré significativement bénéfique. Seul un nombre relativement peu élevé d’études de cohorte ont démontré soit qu’un apport élevé en gras polyinsaturés, soit qu’un apport réduit en gras saturés est relié à une diminution du risque de maladies coronariennes2. Des études supplémentaires sont nécessaires afin de clarifier les bienfaits associés aux acides gras polyinsaturés.

Mots-clés : gras saturés , maladies coronariennes , accidents vasculaires cérébraux , maladies cardiovasculaires


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