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L'état nutritionnel en vitamine D

L'état nutritionnel en vitamine D se mesure à l'aide des taux de 25(OH)D sériques. Cette mesure reflète la vitamine D provenant des aliments ou de la synthèse endogène1. Une déficience en vitamine D se définit par un niveau de 25(OH) sérique inférieur à 37,5 nmol/l chez les adultes ou à 27,5 nmol/l chez les nourrissons et les enfants1. La cible suggérée et largement acceptée pour un niveau optimal de 25(OH)D chez les adultes est de 75 nmol/l et plus1. Cependant, selon les nouveaux Apports nutritionnels de référence (ANREF) publiés par l’Institute of Medicine, un niveau de 25(OH)D au dessus de 20 ng/ml (ou 50 nmol/l) est suffisant pour favoriser une bonne santé osseuse chez la plupart d’entre nous2. La vitamine D peut être obtenue par la synthèse endogène à la suite de l'exposition de la peau aux rayons UVB (290 à 310 nm) ou par les aliments1.

Les facteurs qui influencent la synthèse endogène de la vitamine D comprennent1 :

  • La latitude,
  • Le temps limité passé à l'extérieur,
  • La pigmentation de la peau,
  • L'âge,
  • L'utilisation d'un écran solaire et les vêtements.

Dans les pays situés au nord du 40e parallèle de latitude nord (dont le Canada) ou au sud du 40e parallèle de latitude sud, le rayonnement UVB n'est pas assez puissant pour que la synthèse endogène se produise pendant les mois d'hiver1.

De plus, les personnes qui ne peuvent passer du temps à l'extérieur sont vulnérables toute l'année1.

La mélanine, un pigment cutané, peut réduire de 50 fois la photosynthèse de la vitamine D. C'est pourquoi les personnes ayant la peau plus foncée présentent un risque plus élevé de déficience en vitamine D1.

La synthèse endogène de la vitamine D diminue avec l'âge1.

Un écran solaire conférant un facteur de protection solaire (FPS) de 8 ou plus supprime également la synthèse endogène de la vitamine D1.

Améliorer l'état nutritionnel en vitamine D

Puisque la synthèse endogène continue est problématique, le maintien d'un état nutritionnel en vitamine D adéquat dépend des réserves en vitamine D de l'organisme et de l'apport par l'intermédiaire de sources alimentaires3.

En ce qui concerne les sources alimentaires, seulement quelques aliments contiennent de la vitamine D à l’état naturel (p. ex. les poissons gras, les jaunes d'œufs et les huiles de foie de poisson), et ces aliments ne sont pas consommés sur une base régulière3.

Une revue systématique publiée en 2008 a évalué l'efficacité des aliments enrichis en vitamine D sur les concentrations de 25(OH) sériques3.

  • Les aliments enrichis contribuent à environ 65 à 86 % de l'apport total quotidien en vitamine D issu des aliments, et le lait y contribue à environ 40 à 64 %;
  • Neuf études randomisées (n = 889 adultes des États-Unis) ont été incluses dans la revue systématique;
  • Huit des neuf études ont invariablement démontré que l'enrichissement des aliments avait un effet bénéfique significatif sur les concentrations de 25(OH);
  • Les auteurs ont conclu que les aliments enrichis en vitamine D amélioraient l'état nutritionnel en vitamine D des adultes des États-Unis.

En mars 2010, Statistique Canada a publié les résultats de son enquête pancanadienne, l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), sur l'état nutritionnel en vitamine D de la population canadienne. Dans le cadre de cette enquête, 5306 Canadiens de 6 à 79 ans ont été interrogés. Veuillez consulter l‘article « Les niveaux de vitamine D de la population canadienne » pour de plus amples détails4.

Les facteurs associés à un état nutritionnel en vitamine D sous-optimal comprennent4 :

  • La saison hivernale,
  • Une origine raciale autre que blanche,
  • Une consommation moins fréquente de lait.

La fréquence de la consommation de lait avait tendance à être positivement associée au niveau de 25(OH)D4.

Les personnes qui consommaient du lait plus d'une fois par jour présentaient une concentration moyenne de 75 nmol/l vs 62,7 nmol/l chez celles qui en consommaient moins d'une fois par jour4.

Références

  1. Weiler H. Vitamin D: The current state in Canada, août 2008, mémoire de surveillance du Conseil canadien des aliments et de la nutrition.
  2. Institute of Medicine. Dietary Reference Intakes for calcium and vitamin D. Washington, DC: National Academy Press, 2011.
  3. O’Donnell S et coll. Efficacy of food fortification on serum 25-hydroxyviatmin D concentrations: systematic review. Am J Clin Nutr 2008;88:1528-1534.
  4. Langlois K et coll. Les niveaux de vitamine D chez les Canadiens selon les résultats de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé, 2007–2009, Statistique Canada, 2010, no 82-003-X au catalogue.



Mots-clés : vitamine d , enquête sur la vitamine d , données sur la consommation , statistique canada


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