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 Retour à « Symposium 2007 »

Survol du syndrome métabolique

Gary F. Lewis, M.D., FRCPC

Professeur, Département de médecine et de physiologie, Université de Toronto; directeur, Division d’endocrinologie et de métabolisme, University Health Network et Mount Sinai Hospital; titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le diabète

La résistance à l’effet physiologique normal de l’insuline ainsi que ses multiples conséquences sur le métabolisme et la santé découlent d’une interaction complexe entre les prédispositions génétiques et les facteurs liés aux habitudes de vie, notamment un apport calorique excessif et un faible taux d’activité physique. Non seulement environ 25 % des adultes nord-américains sont insulinorésistants, mais ce trouble s’observe désormais chez les jeunes adultes et les enfants. L’insulinorésistance associée à l’obésité est un problème de santé publique qui atteint des proportions épidémiques dans de nombreux pays en développement.

L’obésité est maintenant reconnue comme une affection proinflammatoire qui donne lieu à une interaction complexe entre des médiateurs inflammatoires, l’altération de l’action de l’insuline et des anomalies métaboliques. La dyslipidémie, conséquence courante de l’insulinorésistance, contribue de façon significative à l’apparition précoce d’athérosclérose grave. Le diabète de type 2 et les autres états caractérisés par la résistance à l’insuline sont habituellement associés à l’hypertriglycéridémie, à de faibles taux de cholestérol des lipoprotéines de haute densité (HDL) et à une prédominance de petites particules denses de lipoprotéines de basse densité (LDL) athérogènes (mais pas nécessairement à un taux élevé de cholestérol LDL) ; ces caractéristiques sont, comme l’hypertension et l’adiposité abdominale, des composantes du syndrome métabolique. Les personnes qui souffrent simultanément d’hypertension et de dyslipidémie présentent un risque plus élevé de maladie cardiovasculaire.

Chez les personnes obèses ou qui présentent un excès de poids, la perte de poids et l’augmentation du niveau d’activité physique entraînent plusieurs bienfaits : une diminution de l’inflammation, une amélioration de l’action de l’insuline, du contrôle de la glycémie (en présence de diabète) et de la pression artérielle (en présence d’hypertension), des réductions des taux de production de lipoprotéines et l’amélioration conséquente de la dyslipidémie et des autres conséquences délétères associées au syndrome métabolique. Ainsi, il est fortement recommandé de privilégier une alimentation équilibrée composée d’aliments complets plutôt que de diminuer radicalement la consommation de certains macronutriments (p. ex. une diète faible en lipides ou en glucides), de contrôler les portions et d’augmenter l’activité physique quotidienne.


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