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Le sucre et la santé

John L. Sievenpiper John L. Sievenpiper, M.D., Ph. D., FRCPC

St. Michael’s Hospital, Université de Toronto

Le sucre a remplacé le gras en tant que principale préoccupation de santé publique et suscite de nombreux débats. Cette préoccupation est principalement attribuable à des données scientifiques peu fiables (ex. : des études écologiques) associant une augmentation de l’apport en sucre à un accroissement des taux d’obésité et de diabète. Elle est aussi la conséquence d’essais menés sur des modèles animaux et humains soumis à une suralimentation en sucre, à des taux dépassant largement les apports réels.

En vue de répondre aux incertitudes relatives à ces données, d’autres chercheurs et nous avons effectué une série de revues systématiques et de méta-analyses des données les plus probantes issues d’études de cohorte prospectives et d’essais contrôlés. Bien que des cohortes prospectives à grande échelle aient démontré une association positive significative entre la consommation de boissons sucrées et l’incidence d’obésité, de diabète, de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux, ces associations n’ont été constatées que dans les cas où l’on comparait les apports en sucre les plus élevés à ceux les plus faibles. Ces associations n’étaient plus valides à des taux modérés de sucre provenant de boissons sucrées ou à tout autre taux, lorsqu’on appliquait la modélisation aux sucres totaux. Le sucre entraîne uniquement une prise de poids et les désordres métaboliques qui y sont associés (taux élevés de lipides sanguins, d’acide urique, de sucre, d’insuline et des marqueurs de stéatose hépatique) dans la mesure où il contribue à un excédent calorique.

De plus, tout comme pour les gras saturés, il est important de considérer les aliments dans leur ensemble et non pas les nutriments pris isolément, puisque nous consommons des aliments, et non des nutriments. Dans le cas des produits laitiers qui contiennent du sucre ajouté (comme le lait au chocolat ou les yogourts sucrés), il n’y a pas d’effets indésirables. En fait, on peut même observer des effets bénéfiques tels qu’une amélioration de la qualité de l’alimentation.

Il faut donc poursuivre les efforts visant à réduire la surconsommation d’aliments riches en calories, tels que ceux contenant du sucre et, plus important encore, considérer les aliments et les habitudes alimentaires dans leur ensemble, plutôt que chaque nutriment séparément, lorsque vient le temps d’élaborer des recommandations en santé publique.

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